Unicisme

Du concept de force vitale découle l’idée d’unité de l’individu vivant et de ses réactions face au monde. C’est tout l’être qui, par la force vitale est mobilisé dans les actions du fait de vivre et notamment celles qui conduisent au maintien et à la restauration de la santé, avec ou sans l’aide du médecin, grâce à des médicaments bien choisis, des règles de conduite et d’hygiène…

Le médecin homéopathe s’emploie donc à rechercher une seule substance capable d’une action qui s’adresse à la force vitale. Il peut, par un choix convenable selon la similitude, en obtenir la variation adéquate pour permettre la guérison. C’est ce qu’on appelle l’unicisme. Cette pratique de l’homéopathie consiste à prescrire un seul médicament. En donner plusieurs ne permet pas, dans cette optique, de savoir comment la force vitale est stimulée.

Le bon ou le meilleur médicament est choisi par la reconnaissance des symptômes de la maladie unique du patient. Ces symptômes correspondent à ceux, connus, que peut présenter la « maladie artificielle » unique provoquée par la substance. On en a une bonne idée lorsque le médicament est bien expérimenté. Cette méthode est la pratique pure de l’homéopathie. C’est celle qui correspond à l’expérience et à la pratique. Elle seule permet l’expérimentation et la vérification clinique des médicaments. Voyez la vidéo ci-après publiée par les enseignants de l’INHF (Institut National Homéopathique Français )  :

D’autres pratiques existent en homéopathie qu’on nomme pluralisme et complexisme. Le pluraliste s’efforce de faire concorder plusieurs remèdes à la guérison. Le complexisme associe plusieurs remèdes dans la même prise, remèdes choisis selon la probabilité en fonction de la maladie à soigner ou de l’organe réputé visé par les substances. Par exemple, on associe plusieurs remèdes réputés être des remèdes pour le foie dans un médicament complexe…

On le voit, autant le pluralisme que le complexisme découlent, par la connaissance de la force de guérison des remèdes, de l’unicisme. Cette dernière connaissance des remèdes ne peut se construire que si on donne un seul remède, tant dans l’expérimentation que dans l’exercice thérapeutique. De plus, complexisme et pluralisme quittent la droite ligne qui va de l’expérimentation à la pratique. Ils se tournent vers une conception analytique de la maladie et non plus synthétique. Ils sont gagnés par les conceptions matérialistes de la médecine actuelle. Ils quittent une conception vitaliste du vivant.