L’homéopathie et les thérapies complémentaires

Dans son Organon, Hahnemann recommande de ne pas multiplier les médicaments. Une seule substance pharamaco-active suffit, dit-il. Quitte à enchainer les médicaments jusqu’à guérison, lorsqu’un seul ne peut donner entièrement satisfaction ! Les grands homéopathes de l’école uniciste n’ont cessé d’enseigner la même chose en la développant.

Certains désordres  sont accessibles par d’autres techniques  que n’atteint pas la pharmacologie, fut-elle homéopathique. Ces autres moyens sont donc complémentaires.

C’est ainsi qu’Hahnemann recommande l’équilibrage du régime, le recours à la balnéothérapie, à la masso-kinésithérapie et même à l’ancêtre de l’hypnose, le mesmérisme. Ces conseils étaient frappés de bon sens, tout marqués par l’époque qu’ils eussent été.

De fait, aujourd’hui, on peut confirmer que l’homéopathie ne fait pas bon ménage avec d’autres substances pharmaco-actives. C’est d’ailleurs la critique majeure de l’unicisme au pluralisme. Si on souhaite produire un traitement efficace, il convient de recourir, autant que possible, à la monothérapie, quitte à utiliser des méthodes non médicamenteuses pour agir en synergie : massages, kinésithérapie, ostéopathie, balnéothérapie, micro-immunothérapie, micro-nutrition  et aussi hypnose et autres psychothérapies peuvent être utiles sur le conseil du médecin.

Trois cas peuvent se présenter :

Les maladies aigües :

Elles répondent habituellement rapidement à un traitement homéopathique bien conduit. On vérifie que le danger n’est pas imminent et qu’il n’est pas nécessaire de passer à un traitement classique de sauvegarde. Il conviendra d’accompagner le retour la santé notamment pendant la période de convalescence par de la nutrithérapie, de l’oligothérapie…

Les maladies chroniques
Traitées essentiellement par l’homéopathie

Lorsqu’elles sont récentes et non traitées par ailleurs, sous réserve d’un bilan médical sérieux, elles sont, pour un certain nombre, accessibles à l’homéopathie. On trouve parmi ces affections chroniques des maladies à troubles récurrents comme les atopies, les allergies, les asthmes, les psoriasis, certaines infections chroniques… Certaines maladies inflammatoires comme les maladies intestinales et rhumatismales entrent dans cette catégorie des affections chroniques.

L’homéopathie y est un traitement de choix qu’il faut, bien sûr réévaluer régulièrement.  L’homéopathie est alors soutenue par des mesures telles que celle que nous avons vues ci-dessus. Traitement du microbiote, recherche des intolérances alimentaires, complémentations ciblées en vitamines, en micro aliments et en oligoéléments ont alors une place particulière ainsi que d’autres thérapeutiques non médicamenteuses.

Une technique particulière est celle de la levée des barrières qui permet de cibler l’action médicamenteuse sur l’histoire médicale du patient. On s’attache à traiter les conséquences identifiées d’un traumatisme, d’une affection ancienne etc. L’hypnose a un intérêt majeur dans ce cadre. On peut proposer 3 à 5 séances dans la progression thérapeutique, parfois plus.

Pluritraitées

Les symptômes présentés par le malade sont autant ceux de la maladie que ceux du patient d’une part et surtout d’autre part ceux que provoquent les médicaments. L’homéopathie y est intéressante non plus comme curative mais sur le mode de la palliation. La phytothérapie, la micronutition, l’alimentation, le soin du microbiote, l’oligothérapie ont également un intérêt majeur. L’hypnose est, ici aussi, d’un intérêt premier comme par exemple dans le traitement d’une douleur chronique ou des symptômes gênants accompagnant une maladie. On peut ainsi traiter avec bon effet une maladie de Ménière, l’anxiété dans un asthme, des troubles dermatologiques, des troubles gastro-intestinaux… Le plan de traitement peut comporter un nombre plus important de séances que dans le cas précédent, étalées sur un temps plus long.