Les livres du médecin homéopathe

Au fur et à mesure des progrès de la médecine homéopathique, les médecins ont publié leurs recherches. C’est le cas notamment de tout ce qui concerne les médicaments et leurs symptômes et de tous les moyens de trouver le bon remède dans chaque cas.

Pathogénésie :

Une pathogénie est le regroupement de la série de tous les symptômes provoqués par cette substance lors de l’expérimentation en vue d’en connaitre la puissance de guérison. Elle s’enrichit par la consultation des rapports d’intoxications accidentelles et d’expérimentations sur l’animal. 
Les symptômes sont mis en valeur par l’utilisation clinique pour guérir des malades.

En étudiant les rapports bruts d’expérimentations, les médecins distinguent, parmi les symptômes, des lignes de force pour chaque remède. On note, par exemple, l’aggravation générale par le froid pour Arsenicum Album (voir la pathogénésie publiée par Hahnemann), une propension aux spasmes pour Colocynthis, une tendance générale aux hémorragies pour Phosphorus et quantité d’autres symptômes plus ou moins fins. Les symptômes retenus sont ceux de toute la personne, y compris dans ses réactions psychiques.

Matière Médicale :

C’est une vieille expression qui désignait le recueil de tous les médicaments (souvent des plantes à ces époques) comme le fait aujourd’hui le Dictionnaire Vidal pour la méthode allopathique. La matière médicale homéopathique est donc le catalogue de toutes les substances qui ont été expérimentées sur des sujets sains.
Il existe plusieurs types de matières médicales selon les époques (les anciennes matières ne comprennent pas les médicaments récents) et selon les généralisations qu’on opère, ou encore pour mettre en évidence certains symptômes très particuliers qui distinguent l’action de chaque substance. Photo de livre et exemple de matière médicale sur le net

Répertoire :

Nous venons de décrire le trajet du médicament vers le symptôme. Il existe un trajet inverse qui va du symptôme du patient vers le médicament. Ce cheminement est celui des répertoires de symptômes qui, à un symptôme, font correspondre tous les médicaments qui l’ont provoqué lors de l’expérimentation.

Il existe plusieurs types de répertoire dont le plus célèbre est le répertoire de Kent. Ce dernier est le plus utilisé et il bénéficie de nombreuses amélioration. L’informatisation à laquelle il se prête très bien permet d’en développer l’utilisation dans de multiples directions. photo de répertoire.

Les ouvrages dits de doctrine :

Ce sont des livres dans lesquels les médecins homéopathes racontent à leurs confrères le fruit de leur expérience. Ils y expliquent la meilleure manière d’appliquer le principe de similitude. L’organon de l’art de guérir de Samuel Hahnemann est le premier de ces livres.