Bref historique

La découverte : Hahnemann.

Un médecin allemand de la fin du 18e et du début du 19e siècles, Samuel Hahnemann (né en Saxe en 1755, mort à 88 ans à Paris en 1843 alors qu’il prodiguait toujours ses soins ), découvrit que la maladie médicamenteuse provoquée par une substance active – maladie qui se caractérise par des symptômes bien identifiables – constituait un guide sûr pour trouver le bon médicament d’une maladie naturelle, c’est-à-dire due à autre chose qu’un médicament. Il suffit que la maladie qu’est capable de provoquer le médicament soit semblable à celle que présente le malade.

Ce principe fut découvert en 1790 à la suite de travaux sur le quinquina. Hahnemann mit en évidence que cette plante, traitement spécifique de fièvres proches du paludisme, était capable, à fortes doses de provoquer une fièvre en tout point semblable au paludisme. Il refit l’expérimentation et vérifia avec d’autres substances, ce que font toujours les homéopathes d’aujourd’hui.

Pour aller plus loin

Les 19e et 20e siècles :

Très rapidement l’homéopathie se répand tout d’abord en Allemagne et en France, puis dans toute l’Europe. La fin du 19e siècle verra son implantation et un développement extraordinaire sur le continent nord-américain notamment et sur les autres.

Des médecins de tous horizons aident à accumuler un volume énorme de connaissances par un travail acharné. Les principes sont clarifiés et développés. Des hôpitaux homéopathiques voient le jour aux États-Unis et en Europe notamment (en France, par exemple, l’Hôpital Saint-Jacques à Paris). Des dispensaires également.

Lors de ce développement apparaissent des différences d’école dont certaines formeront ce qu’on appelle dans notre pays l’école d’homéopathie à la française (voir le paragraphe sur le pluralisme).

Avec l’avènement de la médecine contemporaine, efficace dans nombre de maladies, apparait, après une période de « flottement », un intérêt pour les médecines dites parallèles réputées non pourvoyeuses d’effets secondaires. Les médecins homéopathes réinvestissent alors les fondamentaux hahnemanniens de la méthode (voir page suivante)

Pour aller plus loin

Quelques grands noms de l’histoire de l’homéopathie :

Clemens Maria Franz Von Boenninghausen 

Constantin Herring

James Tyler Kent

Benoit Mure

Léon Vannier

Pierre Schmidt

Georges Demangeat

Jacques Baur

Et aussi, ailleurs, les Drs Ortega en Amérique du sud, Vakhil En Inde, Vithoulkas en Grèce, Masi en Argentine… et tant d’autres.